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En tant qu’auto-entrepreneur (ou micro-entrepreneur), comprendre les charges d’un auto-entrepreneur en 2026 est essentiel pour piloter votre activité, fixer vos prix, et anticiper votre trésorerie. Le régime est simple mais comporte des spécificités : cotisations sociales proportionnelles au chiffre d’affaires, seuils à respecter, TVA, impôts, etc. Cet article vous guide pour identifier toutes vos charges, les calculer, et vous donne des conseils pour les optimiser.
1. Le cadre du régime auto-entrepreneur / micro-entreprise
Le statut d’auto-entrepreneur repose sur le régime de la micro-entreprise. Les seuils de chiffres d’affaires à ne pas dépasser restent pour 2026 sensiblement identiques à ceux des années précédentes (188 700 € pour les activités commerciales, 77 700 € pour les prestations de services) — ce qui reste un repère pour connaître les limites du régime.
Ce régime simplifié permet un calcul forfaitaire des cotisations et impôts.
En 2026, les auto-entrepreneurs doivent donc suivre ces seuils, ainsi que les taux de cotisations et autres charges, pour rester dans le régime. Il est important de noter : même si vous avez peu ou pas de chiffre d’affaires, vous devez faire votre déclaration.
2. Les cotisations sociales en 2026
2.1 Les taux selon l’activité
Pour l’auto-entrepreneur, les cotisations sociales constituent la part majeure des charges d’un auto-entrepreneur en 2026. Elles sont calculées selon un pourcentage du chiffre d’affaires déclaré.
Voici les principaux taux pour 2026 :
Activité | Taux 2026 | Régime |
Achat / revente de marchandises (BIC) | 12,3 % | URSSAF |
Prestations de services commerciales ou artisanales (BIC) | 21,2 % | URSSAF |
Activités libérales non réglementées (BNC, régime général) | 25,6 % | URSSAF |
Professions libérales réglementées affiliées à la CIPAV (BNC) | 23,2 % | CIPAV/URSSAF |
Note : Les taux pour la grande majorité des activités restent identiques à 2025, sauf pour les professions libérales non réglementées où la hausse est effective.
2.2 Comment les calculer (simulateur)
Le calcul est simple : Cotisations sociales = Chiffre d’affaires × Taux applicable
Pour vous aider à calculer vos cotisations, vous pouvez utiliser le Simulateur de charges URSSAF
Ce simulateur vous permet d’estimer :
- le montant des cotisations sociales
- votre revenu net après cotisations
selon votre chiffre d’affaires estimé.
Conseil : faites une simulation dès que vous avez une estimation de chiffre d’affaires pour l’année ou le trimestre, afin d’anticiper vos flux de trésorerie.
2.3 Conseils pratiques pour bien payer ses cotisations
- Déclarer correctement votre chiffre d’affaires chaque mois ou trimestre. Même si votre CA est zéro, la déclaration reste obligatoire.
- Choisir la périodicité de déclaration (mensuelle ou trimestrielle) selon votre niveau d’activité et vos préférences.
- Anticiper la hausse des taux pour certaines activités : notamment les professions libérales non-réglementées.
- Prévoir un « fonds de réserve » : cotiser uniquement signifie que vous devrez payer ces charges, donc incluez-les dans votre tarification pour ne pas être surpris.
- Vérifier que vous êtes bien au bon taux selon votre activité. Une erreur peut entraîner un redressement.
3. L’impôt sur le revenu / versement libératoire pour l’auto-entrepreneur
3.1 Option pour le versement libératoire
En tant qu’auto-entrepreneur, vous pouvez opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu. Cela vous permet de payer votre impôt en même temps que vos cotisations sociales, via un pourcentage de votre chiffre d’affaires. Cette option est intéressante notamment si votre taux marginal d’imposition est élevé. Elle offre une meilleure visibilité.
Cette option s’inscrit parmi les charges d’un auto-entrepreneur en 2026, puisqu’elle modifie le taux global appliqué.
3.2 Comment l’impôt s’ajoute aux charges sociales
Lors de l’option pour le versement libératoire, l’impôt sur le revenu s’ajoute aux cotisations sociales : ainsi, le pourcentage appliqué au CA sera plus élevé que celui des seules cotisations. Vous devez donc intégrer cet impôt dans vos charges d’un auto-entrepreneur en 2026.
Exemple : pour une prestation de services avec versement libératoire, votre taux global (cotisations + impôt) sera supérieur à 21,2 %.
Si vous n’optez pas pour le versement libératoire, vous serez imposé selon le barème classique, avec un abattement forfaitaire sur votre CA.
3.3 Conseils pour bien choisir votre option
- Si vous prévoyez un chiffre d’affaires important et votre tranche d’imposition est élevée → le versement libératoire peut vous simplifier la gestion.
- Si vous prévoyez des charges professionnelles importantes (même si en micro-entreprise elles ne sont pas déductibles pour les cotisations), l’option peut moins être avantageuse.
- Faites une simulation pour comparer les deux cas : « impôt classique » vs « versement libératoire ».
NB : Restez informé des évolutions fiscales – le régime peut évoluer.
Conseil : Intégrez l’impôt comme une charge à anticiper dès la fixation de vos tarifs clients.
4. La TVA et ses seuils pour l’auto-entrepreneur en 2026
4.1 Franchise de base de TVA et seuils
L’un des avantages du statut d’auto-entrepreneur est la franchise en base de TVA : vous ne facturez pas la TVA tant que vous restez en dessous des seuils.
Pour 2026 : les seuils restent à surveiller car des discussions sont en cours, notamment sur la réforme « facturation/TVA ».
Voici à titre d’information :
- Activités de négoce/vente/fourniture de logement : seuil de 85 000 € pour l’exonération (peut varier selon réforme).
- Prestations de services et location meublée : seuil de 37 500 €.
Attention : il existe également un seuil majoré (au-dessus duquel l’assujettissement se produit même si ce seuil est dépassé une seule année).
Conseil : Surveillez l’évolution vers 2026, car la réforme pourrait modifier ces seuils ou les modalités.
4.2 Que faire si on dépasse les seuils ?
Si vous dépassez les seuils de franchise, vous devenez assujetti à la TVA : vous devez facturer la TVA, la collecter, la déclarer, et potentiellement la récupérer sur vos achats. Cela modifie sensiblement vos charges d’auto-entrepreneur en 2026, car :
- Vos tarifs peuvent devoir être ajustés pour intégrer la TVA.
- Vous devez mettre en place une comptabilité adaptée à la TVA.
- L’absence d’anticipation peut vous mettre en difficulté.
4.3 Conseil pour la gestion de la TVA
- Surveillez de près votre chiffre d’affaires pour anticiper le dépassement des seuils.
- Si vous approchez des seuils, communiquez tôt à vos clients sur l’impact tarifaire potentiel (le cas échéant).
- Utilisez un simulateur TVA pour estimer l’impact.
Restez attentif aux annonces législatives : bien que les seuils soient fixés pour 2026, des évolutions peuvent intervenir.
5. Autres charges ou coûts à prévoir dans une auto-entreprise
5.1 La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE)
La CFE est une taxe locale due à partir de la deuxième année d’activité pour la plupart des auto-entrepreneurs. Elle doit être incluse dans vos charges.
Conseil : anticipez cette taxe dès la première année d’activité, et vérifiez si vous bénéficiez d’exonérations (zone, CA, etc.).
5.2 Les frais professionnels non déductibles : assurance, compte bancaire pro, matériel…
Même si dans le régime micro-entreprise les charges réelles ne sont pas déductibles pour le calcul des cotisations, vous aurez tout de même des coûts à assumer :
- Assurance professionnelle (RC Pro),
- Compte bancaire professionnel (si requis),
Logiciels, abonnements, site internet, matériel informatique, loyer d’un local, etc.
Ces coûts doivent être intégrés dans votre tarification et votre prévisionnel car ils réduisent votre profit net.
Conseil : Faites un budget annuel de ces frais fixes et variables ; répartissez les sur vos prestations ou produits pour fixer vos prix de façon rentable.
5.3 Conseil pour maîtriser ces coûts
- Comparez les offres pour les assurances et comptes bancaires professionnels : privilégiez celles adaptées aux micro-entreprises.
- Prévoyez un forfait « frais internes » lors de la tarification de vos prestations (ex. : 5-10 % du CA).
- Automatiser les tâches administratives (logiciels devis/facture) pour gagner du temps.
- Réévaluez chaque année vos frais fixes et variables.
6. Exemple concret de calcul des charges d’un auto-entrepreneur
6.1 Activité de prestation de services
Supposons un chiffre d’affaires HT de 40 000 € pour une prestation de services (BIC) en 2026.
Cotisations sociales (21,2 %) : 40 000 × 0,212 = 8 480 €
Ajout possible du versement libératoire : supposons 1 % de plus (ex. 22,2 %) → 40 000 × 0,222 = 8 880 €
Ajout d’un coût annuel fixe (assurance + logiciel) : 1 200 €
Prévisionnel net avant salaire : 40 000 – 8 880 – 1 200 = 29 920 €
Conseil : faites vos propres simulations en fonction de votre CA, utilisez le Simulateur de charges URSSAF.
6.2 Activité d’achat/vente
Supposons un CA HT de 60 000 € pour une activité d’achat/revente.
Cotisations sociales (12,3 %) : 60 000 × 0,123 = 7 380 €
Frais fixes (stock, matériel, location, etc.) : 5 000 €
Prévisionnel net : 60 000 – 7 380 – 5 000 = 47 620 €
Conseil : du fait du taux faible, assurez vous que les marges sont suffisantes et que les frais variables sont bien maîtrisés.
6.3 Utilisation des simulateurs
- Simulateur de charges URSSAF
- Simulateur bénéfices
- Simulateur TVA
- Simulateur tarif journalier
- Générateur de devis
- Générateur de factures
Conseil : utilisez ces outils régulièrement (au moins trimestriellement) pour ajuster vos prévisions et vos tarifs.
Conclusion
En résumé, connaître précisément les charges d’un auto-entrepreneur en 2026 est une condition essentielle pour démarrer, piloter ou développer votre micro-entreprise. Vous devez maîtriser :
- vos cotisations sociales selon votre type d’activité,
- votre impôt sur le revenu ou option de versement libératoire,
- la gestion de la TVA si seuils dépassés,
- les frais professionnels fixes (CFE, assurances, matériel…),
- et faire des simulations régulières pour adapter votre tarification et votre trésorerie.
Chez TOOLII nous vous proposons des outils faciles pour gérer votre activité d’auto-entrepreneur : simulateurs internes, générateurs de devis/factures, suivi des charges, etc. Utiliser ces outils systématiquement vous permettra de vous différencier, d’éviter les erreurs de gestion classiques, et de sécuriser votre développement.
Conseil : fixez vos tarifs en intégrant toutes vos charges (cotisations, impôt, TVA potentielle, frais) et revoyez ce calcul chaque année ou à chaque changement de régime. Cela vous garantit une activité rentable et durable.
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Pour aller plus loin, découvrez notre article : Comment optimiser ses charges et augmenter son bénéfice en auto-entreprise ?
FAQ : questions fréquentes sur les charges d’un auto-entrepreneur en 2026
Quelles sont les charges obligatoires pour l’auto-entrepreneur ?
Les charges obligatoires comprennent principalement les cotisations sociales (proportionnelles au CA), l’impôt sur le revenu (sauf option du versement libératoire), la TVA si seuil dépassé, et la CFE (à partir de la 2ᵉ année).
Puis-je déduire mes frais professionnels de mes cotisations sociales ?
Non. Dans le régime de la micro-entreprise, les cotisations sont calculées sur le chiffre d’affaires sans déduction des charges réelles.
Que faire si je dépasse les seuils de chiffre d’affaires ?
Si vous dépassez les seuils fixés (plafond micro-entreprise), vous sortez du régime micro et passez éventuellement en régime réel. Vous devrez recalculer vos charges différemment.
Comment anticiper et maîtriser mes charges ?
Planifiez votre CA, utilisez les simulateurs, incluez une marge pour les frais fixes et les cotisations, mettez de côté un pourcentage de votre CA chaque mois.
Est-ce que les taux de cotisation peuvent encore évoluer après 2026 ?
Oui. Par exemple, pour certaines activités l’objectif initial était de porter le taux à 26,1 % en 2026, mais il a été plafonné à 25,6 % pour les libéraux non réglementés. Soyez vigilant aux réformes.
