Cotisations micro-entreprise 2026 : calcul & taux

Les cotisations sociales en micro-entreprise représentent souvent l’une des plus grandes inquiétudes quand on se lance. Pourtant, leur fonctionnement est beaucoup plus simple qu’il n’y paraît.

En 2026, les taux URSSAF varient selon votre activité :

  • 12,3 % pour la vente de marchandises ;
  • 21,2 % pour les prestations de services BIC ;
  • 25,6 % pour les activités libérales BNC ;
  • 23,2 % pour certaines professions relevant de la CIPAV.

Le principe est simple : vos cotisations sont calculées directement sur votre chiffre d’affaires encaissé. Si vous n’encaissez rien, vous ne payez aucune cotisation sociale. En revanche, la déclaration de chiffre d’affaires reste obligatoire, même avec un CA à zéro.

Contrairement aux idées reçues, les cotisations URSSAF ne sont pas “de l’argent perdu”. Elles financent votre protection sociale :

  • assurance maladie ;
  • retraite ;
  • congé maternité/paternité ;
  • indemnités journalières ;
  • formation professionnelle.

En revanche, la micro-entreprise ne donne quasiment aucun droit au chômage. C’est l’une des grandes limites du statut.

Autre point important en 2026 : si vous bénéficiez de l’ACRE, vous pouvez profiter de taux réduits pendant vos premiers trimestres d’activité, ce qui peut représenter plusieurs centaines voire milliers d’euros d’économies.

Le plus important reste d’anticiper correctement vos charges pour éviter les mauvaises surprises de trésorerie.

Les cotisations sociales en micro-entreprise correspondent aux sommes versées à l’URSSAF pour financer votre protection sociale. Contrairement à une idée très répandue, elles ne servent pas uniquement à “payer des charges” : elles vous ouvrent aussi des droits.

En tant que micro-entrepreneur, vous cotisez notamment pour :

  • l’assurance maladie ;
  • la retraite ;
  • les indemnités journalières en cas d’arrêt maladie ;
  • les congés maternité et paternité ;
  • les allocations familiales ;
  • la formation professionnelle.

Le fonctionnement du régime micro-social est volontairement simplifié : vos cotisations sont calculées directement sur votre chiffre d’affaires encaissé, sans calcul complexe de bénéfice.

Autrement dit :

  • vous encaissez → vous cotisez ;
  • vous n’encaissez rien → vous ne payez rien.

C’est l’un des grands avantages du statut micro-entrepreneur lorsque l’on débute une activité.

Attention cependant : les cotisations sociales ne sont pas des impôts. Les impôts concernent votre fiscalité (impôt sur le revenu, versement libératoire, etc.), tandis que les cotisations financent votre protection sociale.

Voici concrètement ce que financent vos cotisations URSSAF :

Cotisation

Sert à financer

Maladie

Remboursements santé

Retraite

Trimestres + pension

Maternité

Congés maternité/paternité

IJ maladie

Arrêt de travail

CFP

Formation professionnelle

En micro-entreprise, le calcul se fait toujours sur le chiffre d’affaires encaissé et non sur :

  • les devis signés ;
  • les factures envoyées ;
  • les bénéfices ;
  • l’argent “à venir”.

Exemple :
Si vous facturez 3 000 € en juin mais que votre client paie en juillet, le chiffre d’affaires doit être déclaré en juillet.

C’est une erreur très fréquente chez les auto-entrepreneurs débutants.

Enfin, il faut garder en tête qu’en micro-entreprise :

  • les cotisations sont proportionnelles au CA ;
  • les taux sont fixes ;
  • les calculs sont automatiques sur le site de l’URSSAF.

Pour estimer rapidement le montant réel de vos charges sociales selon votre activité, vous pouvez utiliser le simulateur URSSAF avant même de lancer votre activité.

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Quels sont les taux URSSAF 2026 en micro-entreprise ?

Les taux de cotisations sociales en micro-entreprise dépendent directement de votre catégorie d’activité. En 2026, les taux applicables en France métropolitaine sont les suivants :

Activité

Taux 2026

Vente de marchandises

12,3 %

Prestations de services BIC

21,2 %

Prestations de services BNC

25,6 %

Professions libérales CIPAV

23,2 %

Ces taux s’appliquent directement sur votre chiffre d’affaires encaissé hors taxes.

Quelle différence entre BIC et BNC ?

C’est une question très fréquente chez les auto-entrepreneurs.

Les activités BIC

Les BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) concernent principalement :

  • la vente de marchandises ;
  • l’e-commerce ;
  • certaines prestations artisanales ou commerciales.

Exemples :

  • boutique en ligne ;
  • VTC ;
  • plombier ;
  • restaurateur.

Les activités BNC

Les BNC (Bénéfices Non Commerciaux) concernent surtout les activités libérales.

Exemples :

  • consultant ;
  • graphiste ;
  • développeur freelance ;
  • coach ;
  • community manager.

Les activités libérales en BNC supportent les taux les plus élevés. D’ailleurs, le taux des professions libérales a encore augmenté en 2026 pour atteindre 25,6 %.

Et la CIPAV ?

Certaines professions libérales réglementées dépendent encore de la CIPAV pour leur retraite complémentaire :

  • architectes ;
  • psychologues ;
  • géomètres ;
  • certaines professions techniques réglementées.

Leur taux spécifique est fixé à 23,2 % en 2026.

Comment savoir dans quelle catégorie se situe votre activité ?

Le plus simple est de :

  • vérifier votre code APE ;
  • regarder votre avis INSEE ;
  • consulter votre espace URSSAF.

Une mauvaise catégorie peut entraîner :

  • un mauvais taux de cotisations ;
  • des erreurs de déclaration ;
  • des régularisations URSSAF.

C’est pourquoi il est important de bien choisir votre activité dès la création de votre micro-entreprise.

Comment calculer ses cotisations sociales ?

Le calcul des cotisations sociales en micro-entreprise est l’un des plus simples de tous les statuts juridiques.

La formule est toujours la même :

Cotisations sociales = Chiffre d’affaires × Taux de cotisations 

Autrement dit :

  • vous prenez votre chiffre d’affaires encaissé ;
  • vous appliquez le taux correspondant à votre activité ;
  • vous obtenez directement le montant de vos cotisations.

Exemple 1 : consultant freelance (BNC)

Un consultant freelance encaisse 4 000 € de chiffre d’affaires.

Son activité relève des prestations libérales BNC avec un taux URSSAF de 25,6 %.

Calcul :

4000×25,6% = 1024

Il devra donc payer 1 024 € de cotisations sociales.

Exemple 2 : e-commerce (vente de marchandises)

Une boutique e-commerce réalise 6 000 € de chiffre d’affaires encaissé.

Le taux applicable est de 12,3 %.

Calcul :

6000×12,3% = 738

Les cotisations sociales seront de 738 €.

Exemple 3 : artisan avec l’ACRE

Un artisan bénéficie de l’ACRE pendant sa première année.

Il encaisse 3 500 € de CA avec un taux réduit à 10,6 %.

Calcul :

3500×10,6%=3713500 \times 10,6\% = 3713500×10,6%=371

Ses cotisations sociales seront donc de 371 €.

Tableau récapitulatif

CA encaissé

Activité

Cotisations estimées

4 000 €

Consultant BNC

1 024 €

6 000 €

E-commerce

738 €

3 500 €

Artisan avec ACRE

371 €

Attention : encaissé ≠ facturé

C’est probablement l’erreur la plus fréquente chez les auto-entrepreneurs débutants.

En micro-entreprise :

  • une facture envoyée mais non payée ne compte pas encore ;
  • seules les sommes réellement encaissées doivent être déclarées à l’URSSAF.

Exemple :

  • facture envoyée en mai ;
  • paiement reçu en juin ;
  • déclaration en juin.

La TVA ne doit pas être incluse

Si vous facturez la TVA, les cotisations sociales se calculent uniquement sur le chiffre d’affaires hors taxes.

La TVA collectée ne vous appartient pas : vous la reversez ensuite à l’État.

Pour éviter les erreurs de calcul et savoir combien il vous restera réellement après charges, utilisez le simulateur URSSAF Toolii avant chaque devis ou mission.

ACRE : combien pouvez-vous économiser ?

L’ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise) permet aux nouveaux micro-entrepreneurs de bénéficier d’une réduction temporaire de leurs cotisations sociales.

Concrètement, l’État applique des taux URSSAF réduits pendant vos premiers trimestres d’activité afin de faciliter le lancement de votre entreprise.

C’est l’un des dispositifs les plus intéressants lorsque l’on démarre une activité freelance, artisanale ou commerciale.

Qui peut bénéficier de l’ACRE ?

L’ACRE est généralement accessible :

  • aux créateurs d’entreprise ;
  • aux demandeurs d’emploi ;
  • aux jeunes de moins de 26 ans ;
  • à certaines personnes bénéficiant d’aides sociales.

La demande doit être effectuée rapidement après la création de votre micro-entreprise.

Combien de temps dure l’ACRE ?

En 2026, la réduction s’applique pendant 4 trimestres civils, incluant le trimestre de création.

La durée réelle dépend donc de votre date de création.

Les taux réduits avec l’ACRE en 2026

Activité

Taux normal

Avec ACRE

Vente de marchandises

12,3 %

6,2 %

Services BIC

21,2 %

10,6 %

Services BNC

25,6 %

12,8 %

CIPAV

23,2 %

13,4 %

Changement important après juillet 2026

Pour les créations à partir du 1er juillet 2026, les taux réduits deviennent moins avantageux.

Exemple :

  • prestations BNC : 12,8 % avant juillet ;
  • 19,2 % après juillet.

Autrement dit : créer votre activité plus tôt peut permettre de réaliser plusieurs centaines d’euros d’économies supplémentaires.

Exemple concret d’économies

Un freelance en activité libérale réalise 30 000 € de chiffre d’affaires sur sa première année.

Sans ACRE :

  • 30 000 € × 25,6 % = 7 680 € de cotisations.

Avec ACRE :

  • 30 000 € × 12,8 % = 3 840 €.

Économie réalisée :

  • 3 840 € la première année.

C’est souvent une énorme différence pour la trésorerie d’un entrepreneur débutant.

L’ACRE auto-entrepreneur peut donc réellement réduire vos charges sociales au lancement de votre activité. Avant de créer votre micro-entreprise, pensez à estimer vos économies potentielles avec le simulateur URSSAF Toolii.

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Que financent réellement vos cotisations URSSAF ?

Beaucoup d’auto-entrepreneurs ont l’impression que les cotisations URSSAF sont simplement des “charges”. Pourtant, elles financent en réalité l’ensemble de votre protection sociale.

Chaque euro versé à l’URSSAF sert à ouvrir des droits :

  • santé ;
  • retraite ;
  • maternité ;
  • arrêt maladie ;
  • formation professionnelle.

En clair : vos cotisations ne disparaissent pas “dans le vide”.

Assurance maladie

Vos cotisations financent :

  • les remboursements de soins ;
  • les consultations médicales ;
  • l’hospitalisation ;
  • les médicaments ;
  • certains arrêts maladie.

En micro-entreprise, vous êtes affilié au régime général de la Sécurité sociale comme les salariés.

Retraite

Une partie de vos cotisations finance :

  • la retraite de base ;
  • la retraite complémentaire ;
  • la validation des trimestres retraite.

Attention cependant :

  • faible chiffre d’affaires = faible retraite ;
  • certaines années peuvent ne pas valider 4 trimestres.

Maternité et paternité

Les cotisations sociales financent également :

  • le congé maternité ;
  • le congé paternité ;
  • les indemnités journalières liées à la naissance d’un enfant.

Formation professionnelle

Vous payez aussi une CFP (Contribution à la Formation Professionnelle).

Elle vous donne accès :

  • au CPF ;
  • à certaines formations financées ;
  • aux aides des fonds de formation.

Indemnités journalières

En cas d’arrêt maladie, vous pouvez percevoir des indemnités journalières sous certaines conditions :

  • ancienneté minimale ;
  • chiffre d’affaires suffisant ;
  • cotisations à jour.

Tableau récapitulatif

Protection

Incluse ?

Conditions

Assurance maladie

Oui

Affiliation URSSAF

Retraite

Oui

CA minimum nécessaire

Congé maternité/paternité

Oui

Conditions de revenus

Indemnités journalières

Oui

Ancienneté + CA minimum

Formation professionnelle

Oui

CFP payée

Chômage

Non

Quasi aucun droit

Important : pas de chômage

C’est probablement la plus grande limite du statut micro-entrepreneur.

Contrairement aux salariés :

  • vous ne cotisez pas à l’assurance chômage ;
  • vous n’avez généralement pas droit à l’ARE si votre activité s’arrête.

Autre point important : si votre chiffre d’affaires est très faible, votre protection sociale reste limitée :

  • petites indemnités journalières ;
  • retraite faible ;
  • peu de droits.

C’est pourquoi beaucoup d’indépendants complètent leur protection avec :

  • une mutuelle ;
  • une prévoyance ;
  • une épargne de sécurité.

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Combien reste-t-il réellement après l’URSSAF ?

C’est probablement la question la plus importante quand on lance une micro-entreprise :

“Combien vais-je réellement gagner après les cotisations ?”

Et c’est justement là que beaucoup d’auto-entrepreneurs se trompent.

Le chiffre d’affaires n’est pas votre salaire.

Entre votre CA encaissé et votre revenu réel, il faut retirer :

  • les cotisations URSSAF ;
  • les impôts ;
  • les logiciels ;
  • le matériel ;
  • les abonnements ;
  • les frais bancaires ;
  • les éventuelles dépenses professionnelles.

Différence entre CA et bénéfice

Exemple simple :

  • vous encaissez 5 000 € ;
  • vous payez 1 280 € d’URSSAF ;
  • 300 € de logiciels ;
  • 200 € d’impôts.

Votre revenu réel est bien inférieur à 5 000 €.

C’est pour cette raison qu’il est essentiel d’anticiper ses charges avant de fixer ses prix.

Exemple concret détaillé

Prenons le cas d’un freelance en activité libérale BNC.

Situation

  • CA encaissé : 5 000 € ;
  • taux URSSAF : 25,6 % ;
  • logiciels : 150 € ;
  • impôts estimés : 350 €.

Calcul des cotisations

5000×25,6% = 1280

Résultat final

CA

Cotisations

Impôts

Revenu estimé

5 000 €

1 280 €

350 €

≈ 3 220 €

Et encore, ce calcul ne prend pas en compte :

  • la mutuelle ;
  • la prévoyance ;
  • les vacances ;
  • les périodes sans clients.

C’est pourquoi beaucoup de freelances sous-estiment le revenu réellement nécessaire pour vivre confortablement.

Pourquoi anticiper est indispensable

Un TJM trop faible ou des prix mal calculés peuvent rapidement poser problème :

  • trésorerie insuffisante ;
  • impossibilité d’épargner ;
  • difficultés à payer l’URSSAF ;
  • stress financier.

Avant d’accepter une mission ou de fixer vos tarifs, utilisez le simulateur de bénéfices Toolii ainsi que le simulateur TJM pour connaître votre vrai revenu net après charges.

Déclaration URSSAF : comment ça fonctionne ?

Une fois votre micro-entreprise créée, vous devez déclarer votre chiffre d’affaires à l’URSSAF chaque mois ou chaque trimestre. C’est cette déclaration qui permet de calculer automatiquement vos cotisations sociales.

Bonne nouvelle : le système est relativement simple quand on comprend le fonctionnement.

Mensuel ou trimestriel : quelle différence ?

Lors de la création de votre micro-entreprise, vous choisissez une fréquence de déclaration :

Fréquence

Fonctionnement

Mensuelle

Déclaration tous les mois

Trimestrielle

Déclaration tous les 3 mois

Le montant final des cotisations reste le même. La différence concerne surtout la gestion de votre trésorerie.

En général :

  • le mensuel permet d’éviter les grosses sorties d’argent ;
  • le trimestriel offre plus de souplesse de trésorerie.

Où faire sa déclaration URSSAF ?

Toutes les déclarations se font directement sur :

  • le site officiel autoentrepreneur.urssaf.fr ;
  • ou l’application mobile URSSAF.

Mini tuto : déclarer son chiffre d’affaires

Le processus est toujours le même :

1. Se connecter à son espace URSSAF

Vous accédez à votre tableau de bord avec votre compte auto-entrepreneur.

2. Déclarer le chiffre d’affaires encaissé

Très important :

vous devez déclarer uniquement le CA encaissé.

Pas les devis envoyés.
Pas les factures non payées.
Pas la TVA collectée.

Exemple :

  • facture envoyée en juin ;
  • paiement reçu en juillet.

➡️ Le CA doit être déclaré en juillet.

3. Paiement automatique des cotisations

Une fois le CA renseigné :

  • l’URSSAF calcule automatiquement les cotisations ;
  • le prélèvement est effectué automatiquement si le télépaiement est activé.

En général, toute la déclaration prend moins de 5 minutes.

La déclaration à zéro est obligatoire

C’est une erreur très fréquente chez les débutants.

Même si vous n’avez encaissé aucun chiffre d’affaires, vous devez quand même déclarer “0 €”.

Sinon, vous risquez :

  • des pénalités ;
  • des majorations ;
  • des complications administratives.

La bonne nouvelle :
0 € encaissé = 0 € de cotisations sociales.

Les erreurs fréquentes lors de la déclaration

Voici les erreurs les plus courantes :

Erreur

Conséquence

Déclarer le CA facturé au lieu du CA encaissé

Cotisations trop élevées

Oublier la déclaration à zéro

Pénalités URSSAF

Déclarer la TVA collectée

Surpaiement

Se tromper de catégorie d’activité

Mauvais taux URSSAF

Dépenser l’argent des cotisations

Problème de trésorerie

Conseil : mettez toujours de côté votre pourcentage URSSAF dès qu’un client vous paie. Ça évite les mauvaises surprises.

Que se passe-t-il si vous ne payez pas l’URSSAF ?

Ne pas payer l’URSSAF peut rapidement entraîner des pénalités et compliquer votre situation administrative.

L’objectif n’est pas de faire peur mais d’éviter les mauvaises surprises.

Les conséquences possibles

Situation

Conséquence

Retard de déclaration

Pénalité forfaitaire

Retard de paiement

Majoration de 5 %

Retard prolongé

0,2 % supplémentaire par mois

Absence de régularisation

Mise en demeure

Situation persistante

Recouvrement forcé / huissier

Cotisations non payées

Impact retraite et indemnités

La majoration de 5 %

Dès qu’un paiement est en retard, l’URSSAF applique généralement :

  • une majoration immédiate de 5 % ;
  • puis des pénalités supplémentaires chaque mois.

Plus vous attendez, plus le montant augmente.

L’impact sur votre protection sociale

Beaucoup l’ignorent, mais ne pas payer ses cotisations peut aussi avoir des conséquences sur :

  • vos indemnités journalières maladie ;
  • votre retraite ;
  • certains droits sociaux.

En clair : moins vous cotisez correctement, moins vous validez de droits.

Que faire si vous ne pouvez pas payer ?

Le pire réflexe est d’ignorer les relances.

En cas de difficulté :

  1. contactez rapidement l’URSSAF ;
  2. demandez un échéancier ;
  3. expliquez votre situation avant la mise en demeure.

L’URSSAF accepte souvent des solutions de paiement quand la demande est anticipée.

Les erreurs fréquentes à éviter

Certaines erreurs reviennent constamment chez les micro-entrepreneurs et peuvent coûter cher.

Voici les principales.

Erreur

Risque

Confondre encaissé et facturé

Cotisations surévaluées

Oublier la déclaration à zéro

Pénalités

Dépenser l’argent de l’URSSAF

Difficulté de paiement

Utiliser le mauvais taux

Mauvais calcul

Oublier l’ACRE

Perte d’économies importantes

Mélanger compte perso et pro

Mauvais suivi financier

Ne pas anticiper la TVA

Problème de trésorerie

Confondre CA encaissé et CA facturé

C’est probablement l’erreur numéro 1.

En micro-entreprise :

  • seules les sommes réellement encaissées comptent ;
  • les factures non payées ne doivent pas être déclarées.

Oublier l’ACRE

Beaucoup de créateurs passent à côté de l’ACRE alors qu’elle permet de réduire fortement les cotisations la première année.

Selon votre activité, cela peut représenter plusieurs milliers d’euros d’économies.

Dépenser la TVA collectée

Quand vous dépassez les seuils TVA, l’argent encaissé ne vous appartient plus totalement.

Une partie devra être reversée à l’État.

Erreur classique :
dépenser toute la trésorerie… puis découvrir la TVA à payer plusieurs mois plus tard.

Ne pas suivre son chiffre d’affaires

Sans suivi précis :

  • impossible d’anticiper les cotisations ;
  • impossible d’anticiper la TVA ;
  • risque de dépasser les plafonds sans s’en rendre compte.

Les guides Toolii et le simulateur URSSAF vous permettent justement d’anticiper vos charges réelles.

Comment savoir combien vous allez vraiment payer ?

C’est LA vraie question.

Parce qu’entre :

  • les cotisations URSSAF ;
  • les impôts ;
  • la TVA ;
  • les frais professionnels ;

le revenu final peut être très différent du chiffre d’affaires encaissé.

Le vrai danger : ne pas anticiper

Beaucoup de débutants voient :

  • 3 000 € encaissés ;
  • et pensent avoir “gagné” 3 000 €.

En réalité, il faut souvent retirer :

  • les cotisations sociales ;
  • les impôts ;
  • les logiciels ;
  • les frais bancaires ;
  • la TVA éventuelle.

Avant d’encaisser vos premiers clients, simulez :

  • vos cotisations URSSAF ;
  • votre revenu net réel ;
  • votre TJM minimum ;
  • votre future TVA.

Ne découvrez pas vos charges après avoir encaissé votre premier client.

Conclusion

Les cotisations sociales en micro-entreprise peuvent sembler élevées au début mais elles financent votre protection sociale : santé, retraite, maternité, indemnités journalières et formation professionnelle.

Le vrai problème n’est généralement pas le montant des cotisations.

Le vrai problème, c’est de ne pas les anticiper.

Quand on comprend :

  • comment fonctionne l’URSSAF ;
  • quels taux s’appliquent ;
  • combien il restera réellement après charges ;

la gestion devient beaucoup plus simple.

Avant de fixer vos prix ou d’accepter une mission, prenez toujours le temps de simuler :

  • vos cotisations URSSAF ;
  • votre revenu net réel ;
  • votre TVA ;
  • votre TJM minimum.

Pour ça, utilisez nos outils de gestion.

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Questions fréquentes

Comment calculer les cotisations auto-entrepreneur ?

Les cotisations se calculent simplement :

Cotisations sociales = CA encaisseˊ×Taux URSSAF

Le taux dépend ensuite de votre activité.

Quel est le taux URSSAF en 2026 ?

Les principaux taux 2026 sont :

  • 12,3 % pour la vente ;
  • 21,2 % pour les services BIC ;
  • 25,6 % pour les activités libérales BNC ;
  • 23,2 % pour certaines activités CIPAV.

Les cotisations sont-elles calculées sur le bénéfice ?

Non.
En micro-entreprise, les cotisations sont calculées sur le chiffre d’affaires encaissé, pas sur le bénéfice.

Que finance l’URSSAF ?

Les cotisations financent :

  • l’assurance maladie ;
  • la retraite ;
  • les indemnités journalières ;
  • la maternité/paternité ;
  • les allocations familiales ;
  • la formation professionnelle.

Que se passe-t-il si je ne déclare pas mon CA ?

Vous risquez :

  • des pénalités ;
  • des majorations ;
  • une mise en demeure.

Même avec 0 € de CA, la déclaration reste obligatoire.

Puis-je payer moins avec l’ACRE ?

Oui.
L’ACRE réduit fortement vos cotisations pendant les premiers trimestres d’activité.

Dois-je payer si mon CA est à zéro ?

Non.
0 € encaissé = 0 € de cotisations.
Mais la déclaration reste obligatoire.

Quand la micro-entreprise devient-elle moins intéressante ?

Le régime devient souvent moins rentable lorsque :

  • vous avez beaucoup de charges ;
  • vous dépassez régulièrement les plafonds ;
  • vous souhaitez embaucher ou vous associer ;
  • vous voulez optimiser votre fiscalité ;
  • votre activité commence à fortement se développer.

Quelle différence entre charges et cotisations ?

Le terme exact est “cotisations sociales”, car elles financent vos droits sociaux (retraite, santé, maternité…).

Les auto-entrepreneurs cotisent-ils pour la retraite ?

Oui.
Une partie des cotisations URSSAF finance votre retraite de base et complémentaire.

Peut-on déduire les cotisations sociales ?

Non en micro-entreprise.
Le régime fonctionne avec un abattement forfaitaire automatique.


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